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Face à l’hippodrome, place André Foulon, un platane est infesté par le chancre coloré, une maladie incurable et contagieuse. Un deuxième présente des symptômes identiques. Ils seront abattus, et nous l’assumons.
Mais la sentence ne s’arrête pas là.
Autour d’eux, l’État a tracé un cercle de 35 mètres. Chaque platane qui s’y trouve doit disparaître, soit 16 arbres de trente ans, sans le moindre symptôme. Le comble : l’un d’eux se dresse de l’autre côté d’une route départementale à 2×2 voies.
Nous avons demandé d’examiner et de tester chacun de ces arbres avant de sortir la tronçonneuse. On nous a répondu NON.
Nous ne contestons pas la science. Sous terre, les racines des platanes se rejoignent, et la maladie se propage d’un arbre à l’autre : c’est tout le sens de cette règle. Mais ces racines traversent-elles une quatre-voies ? L’arrêté ne pose même pas la question.
Là où la maladie se voit, on abat. Là où elle ne se voit pas, on regarde avant.
Nous ne réclamons ni faveur, ni dérogation. Le texte de l’État prévoit lui-même que ce périmètre peut être adapté après analyse du risque réel, notamment en présence d’une route. Que ce texte soit appliqué jusqu’au bout, nous n’exigeons rien d’autre.
Si le danger est établi, nous prendrons nos responsabilités, sans nous dérober. Mais si un seul arbre peut être épargné, alors chaque signature aura compté. Ces platanes dessinent l’entrée de notre ville. Cet été, sous la canicule, c’est leur ombre que nous cherchions tous. Ce qui se joue ici se jouera demain ailleurs, dans d’autres villes, sous d’autres arbres.
Alors posons la question : décide-t-on sur le terrain, ou sur une carte ?
Rejoignez nous et signez la pétition !
Précisions techniques : La contamination a été confirmée le 16 juillet 2026 par le laboratoire national de référence de l’Anses sur l’un des deux platanes ; le second présente des symptômes identiques. L’abattage est prescrit par un arrêté du préfet de la région d’Île-de-France de septembre 2026, pris sur proposition de la DRIAAF (Direction régionale et interdépartementale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt). L’arrêté ministériel du 31 janvier 2025 permet au préfet d’adapter ce périmètre sur la base d’une analyse de risque ; l’arrêté préfectoral ne fait état d’aucune analyse de ce type. En cas d’intervention, le chantier devra être mené en une seule fois, chaque intervention sur le site étant, au regard de la réglementation elle-même, une occasion de propager la maladie.